Ta main et la mienne, ma tête sur ton épaule. On se ressemble, paraît-il. Je donnerais tout ce que j'ai pour revivre ne serait-ce qu'une de ces journées avec toi, à manger ton gratin dauphinois, qu'à l'époque je considérais comme la chose la plus délectable qui soit, à regarder "Questions pour un Champion" en t'écoutant donner à l'avance toutes les réponses, à me répéter que t'étais belle et que je serais écrivain presque comme toi plus tard, à attraper le pompon du manège, à te regarder tresser mes cheveux, à être enrhumée juste pour le plaisir d'engloutir le miel que tu m'apportais, à écouter Ray Charles, à se promener sur la plage, à essayer tes boucles d'oreilles, à sentir ton parfum quand tu me prenais dans tes bras, ce parfum qui aujourd'hui me lacère le coeur mieux qu'un cutter, à te parler des sujets qui intéressent les enfants et t'écouter me répondre avec ta bienveillance coutumière, à lire les livres que tu m'achetais, à guetter les écureuils avec tes jumelles, à entendre le bruit de tes pantoufles, à me gaver de glace au citron "sans morceaux dedans", à te regarder faire la sieste, à te faire des dessins que tu mettais sur le frigo, à jouer avec les jouets que tu m'offrais, à donner à manger aux animaux du zoo, à aller faire les courses avec toi, à t'entendre rire, à savourer tes câlins, tes baisers, tes compliments, ta fierté, ton amour. A ne plus jamais vouloir repartir, parce que j'avais trouvé à tes côtés tout ce dont j'avais besoin.
Parce que c'était toi qui m'apportait tout ce dont j'avais besoin, je puisais ma confiance dans celle que tu avais pour moi, tu étais la seule, la vraie, l'unique, tu croyais en mes rêves, tu avais foi en moi, plus que n'importe qui. Juste tes bras autour de moi, qui me serraient fort-fort-fort, et j'aurais pu mourir sur-le-champ, plus rien n'avait d'importance. T'étais la seule, bordel. T'étais la seule qui comptait. Y'avait surtout toi dans mon coeur, t'avais cette place spéciale que personne d'autre n'occupera plus jamais, j'étais heureuse avec toi, de ces bonheurs d'enfants silencieux qui se passent de mots.
Parce que c'était toi qui m'apportait tout ce dont j'avais besoin, je puisais ma confiance dans celle que tu avais pour moi, tu étais la seule, la vraie, l'unique, tu croyais en mes rêves, tu avais foi en moi, plus que n'importe qui. Juste tes bras autour de moi, qui me serraient fort-fort-fort, et j'aurais pu mourir sur-le-champ, plus rien n'avait d'importance. T'étais la seule, bordel. T'étais la seule qui comptait. Y'avait surtout toi dans mon coeur, t'avais cette place spéciale que personne d'autre n'occupera plus jamais, j'étais heureuse avec toi, de ces bonheurs d'enfants silencieux qui se passent de mots.

