"Le jour où tu ne me veux plus, tu me jettes et c'est tout. Et je serais bien naïf de croire que ça finira autrement."
Dégage, putain. Moins je me supporte, moins je TE supporte, c'est ainsi. Je n'y peux rien. T'es le premier à t'en prendre plein la gueule, bienvenue dans ma vie. Alors dis-moi "merde" et barre-toi tant que tu le peux. Barre-toi loin et longtemps. Ou apprends à décrypter le bordel innommable de ma tête et accroche-toi. Moi j'te dis bonne chance. Déchiffre mes silences, démêle le sincère du forcé, supporte mes ombres, oublie ma distance, expérimente l'impuissance. Car c'est un fait, tu n'y peux rien. Encore moins que moi. C'est juste une période, juste une sale grosse vague qui noie tout. Tu n'y comprends rien, c'est normal. Après tout, moi non plus. Peut-être que j'en ai marre. Peut-être que nous deux ça m'exaspère, ça me pousse à bout, ça ne mène à rien, ça me pourrit la vie. Et peut-être que je suis d'une lâcheté ignoble, laquelle me pousse à me comporter de la sorte pour que tu prennes toi-même l'initiative de m'oublier. Mais j'avais oublié que t'es soumis à mes moindres volontés et que rien ne te fait plus plaisir que d'être mon pantin. Que t'as juré de faire ce qu'il me plaît. Que même si je ne veux plus continuer, tu "seras toujours là si jamais j'en ai besoin". Que tu m'aimes. Pour de bon.
Oui mais regarde-moi. Tu peux pas voir à quel point je te suis néfaste ? Comme je te suis mauvaise ? Elle est pas si évidente ma mauvaise foi, mon indifférence ? S'il te plaît, ouvre les yeux et pars. Vois comme j'ai réussi. Vois comme je domine, j'ordonne et toi tu rampes. S. a raison, comme d'habitude. C'est moi le putain de tyran et je ne veux pas de ça. Mes gènes ne m'auront pas. Je ne veux plus distiller mon poison sur toi. Pars, pars.
Mais pas trop loin, que je puisse te rattraper.